dimanche 25 octobre 2009

Savez-vous ce qui nous attend, à TOUS ?

Savez-vous ce qui nous attend, à TOUS ?

Savez-vous pourquoi l’ouragan de la libéralisation menaçant de nous enlever, à nous, cheminots, la charge du transport de marchandises du giron de la société historique SNCB (par la filialisation) risque d’emporter le reste de la société sur son passage ?

Le spectre de la privatisation est là, juste à nos portes. Savez-vous pourquoi cela nous concerne TOUS ?

Savez-vous pourquoi l’exemple d’ABX (transport de colis par route), filialisée puis privatisée, risque de se reproduire avec le transport de marchandises, …et puis tout le reste ?

Nous en parlons, ou nous en entendons parler, depuis des mois, du « dossier pourri » B-Cargo (cf. édito de la « Tribune » Cheminots n°7-2009 du 31 août). Un déficit de +/- 65 millions d’€ en 2007, de 120 millions d’€ en 2008, et on annonce le déficit probable de 190 millions d’€ pour 2009.

On le sait, la crise économique touche durement les entreprises, tous secteurs confondus. Et les prévisionnistes, économistes de tout poil, annoncent une année 2010 plus noire encore. Est-ce pour autant le prétexte idéal pour précipiter les entreprises publiques vers une inéluctable privatisation ?

Cette crise économique n’est pas la nôtre, la faute ne doit nullement être imputée aux travailleurs, mais bien aux financiers, ces spéculateurs parasitaires de la société, et aux patrons-voyous.

L’avis de TOUS les cheminot(e)s nous intéresse.

Soyez nombreux à répondre juste à la question : « Pourquoi TOUS les cheminots sont-ils concernés par le désastre B-Cargo ? »

Envoyez vos réponses à : a.cheminot@skynet.be

(NB : Le masculin, utilisé par facilité, concerne naturellement tout le monde.)

_______________________

.
.

jeudi 22 octobre 2009

PENSIONS – Tous coupables de vivre plus longtemps?


Lors d’une formation dispensée par la CGSP Cheminots à Borzée les 19, 20 & 21 octobre, la problématique du financement futur de nos pensions fut abordée, entre-autres sujets (tels que la péréquation des pensions [spécifiquement cheminots], la CSS [Caisse des soins de santé]).

La question du financement des pensions est toujours remise « sur le tapis » lors des négociations gouvernementales en vue de l’élaboration d’un plan budgétaire. A l’aspect critique de cette situation, nous retrouvons l’amenuisement du fonds de vieillissement, qui ne permet plus actuellement qu’un an de sauvetage, crise économique oblige ; et la pyramide des âges, par une progressive diminution du nombre des actifs par rapport aux seniors retraités. C’est d’ailleurs dans ce contexte idéologique néolibéral qu’a été mis en place le « pacte de solidarité entre les générations », ardemment combattu à l’époque (octobre-novembre 2005) par toutes les centrales de la FGTB, dans laquelle s’inscrivait pleinement la CGSP Cheminots (manifestation des 100.000 à Bruxelles en octobre 2005). Finalement, ces dispositions furent prises par le gouvernement ; dans le cadre de l’application du traité européen de Lisbonne, 2002 …2004 …etc., obligeant les travailleurs âgés à rester plus longtemps sur le marché de l’emploi, au grand dam des jeunes travailleurs qui se retrouvent sans emploi sur de plus longues périodes, dès la fin de leur scolarité, les plongeant malgré eux dans l'incertitude de leur avenir et la précarité.

Et donc, le vieillissement de la population active demeure un argument de nos décideurs politiques, largement influencés par le patronat, pour se permettre de « sabrer » dans nos acquis [ou avantages justement conquis] sociaux, corrélativement au paiement des pensions. Or, doit-on pénaliser le travailleur parce qu’il vit plus longtemps ? L’espérance de vie plus élevée doit-elle être le prétexte d’une quelconque atteinte au traitement de nos pensions ? Le travailleur « usé » physiquement et intellectuellement par l’âge doit-il continuer de travailler plus longtemps et ne plus profiter d’une retraire amplement méritée [à l’instar de ses aïeux qui ne vivaient en moyenne que deux ou trois ans après la mise à la retraite], sous le prétexte fallacieux d’une espérance de vie sans cesse rallongée (grâce aux progrès de l’hygiène et de la médecine) ?

Pour un meilleur financement de nos pensions, des pistes de solutions ont été proposées par les participants, jeunes syndicalistes cheminots de la CGSP, en formation, parmi lesquelles :
  • Une meilleure imposition des grosses fortunes
  • La taxation sur les plus-values boursières
  • La levée du secret bancaire
  • Une chasse plus conséquente de la grande fraude fiscale, par des moyens plus efficaces et mieux adaptés, dont un plus grand nombre de contrôleurs fiscaux
  • La suppression des avantages fiscaux accordés au patronat (entre-autre les intérêts notionnels ou autres abattements fiscaux et les avantages extra-légaux [dits « en nature »] non-soumis à l’impôt)
  • Donner de l’emploi aux jeunes (ce qui permettrait un plus grand nombre de cotisants pour la caisse des pensions). De plus en plus de jeunes demandent de l'aide aux CPAS, article "le vif/l'express", cliquez ici.
  • La diminution [voire la suppression] de la ‘Dotation’ Royale, un abaissement du salaire de nos ministres (ainsi qu’un allègement quantitatif des diverses institutions gouvernementales) ont également été évoqués
  • …… etc.

Pour conclure, nous pouvons dire que de l’argent pour financer nos pensions, il y en a, il suffit simplement d’aller le chercher là où il se trouve !

Document de la FGTB, comité fédéral du 18/09/2009 sur les pensions (PDF), en téléchargement via ce lien.

Alain Pottiez (Délégué CGSP Cheminots)

mercredi 30 septembre 2009

Financement SNCB revu à la baisse!

Le gouvernement fédéral belge va rogner 346 millions d'euros sur le budget d'investissement de la SNCB en 2009, indique mercredi un quotidien flamand.

Ce montant aidera à combler légèrement le profond trou budgétaire. Infrabel, le gestionnaire de l'infrastructure qui s'en sort le mieux financièrement, verra ainsi son budget diminuer de 200 millions. La société de transport SNCB devra compter sur 146 millions d'euros de moins, un montant qui sera trouvé par un financement alternatif, selon le journal.

Cette opération budgétaire n'a pas de conséquences pour les investissements en cours et prévus du groupe ferroviaire parce que la SNCB Holding empruntera l'argent nécessaire, assurent les intéressés. Mais la dette du groupe des chemins de fer va cependant augmenter.




Pour aider Infrabel, le gestionnaire du réseau ferré en Belgique, la SNCB va passer à la caisse en concédant 346 millions d'euros sur son budget d'investissement. "Changer les locos ?! Euh, non, pas cette année... A pu, pognon."

jeudi 17 septembre 2009

Le gouvernement français injectera + de 7 milliards d'euros dans le fret ferroviaire d'ici 2020! Et chez nous, qu'en sera-t'il?



Le gouvernement français décide d'injecter plus de 7 milliards d'euros dans le fret ferroviaire. Nos voisins d'outre-Quiévrain se rendent compte de la nécessité de maintenir la part du transport de marchandises par rail, comme étant économiquement et écologiquement plus avantageux. Qu'en sera t'il du positionnement belge pour sauver B-Cargo?

----------
(Extrait du site:
http://passion-trains.over-blog.com/ )

FRET FERROVIAIRE : le gouvernement français engage plus de 7 milliards d'euros d'ici à 2020

FRANCE - L'information avait filtré ces derniers jours: pour sauver le soldat Fret SNCF, le gouvernement allait investir massivement; la fourchette évoquée allant de 5 à 7 milliards d'euros. Finalement, c'est plus de 7 milliards d'euros qu'il consacrera au développement des infrastructures dédiées au fret ferroviaire d'ici à 2020. "Il est vital de développer le fret", a déclaré mercredi à Paris le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo en annonçant l'enveloppe destinée à favoriser le report du transport de marchandises de la route vers le rail.

Cette annonce ,qui se veut une déclinaison des engagements du Grenelle de l'Environnement, répond à un objectif : faire la part des transports de marchandises alternatifs à la route ( i.e : le transport ferroviaire et fluvial) de 14% à 25% d'ici à 2022 (En 1990, la part du ferroviaire dans le transport de marchandises était de 19% contre 71% pour la route. En 2007, elle n'était plus que de 11% contre 82% pour le transport routier).

"Il est indispensable d'augmenter la part du fret ferroviaire contre l'aérien et le transport routier", a expliqué M. Borloo. L'effort financier sera réparti entre l'Etat, Réseau ferré de France (RFF) qui gère les infrastructures ferroviaires et la SNCF. "En complément des engagements du Grenelle de l'environnement et du contrat de performance de RFF de 13 milliards d'euros, cet engagement national correspond à un investissement public global en faveur du fret ferroviaire de plus de 7 milliards d'euros d'ici à 2020, " a souligné le ministre. Pour financer ce programme, la piste du grand emprunt a été évoquée. Mais, à ce stade, la question n'est pas tranchée, a indiqué M.Borloo pour qui ces dépenses doivent pour l'instant être inscrites dans le budget.

Lire la suite de l'article,.....

dimanche 26 avril 2009

Vie chère, allons-nous tous devenir pauvres?

Juste avant le déclenchement de la crise économique en septembre 2008, l'émission de la RTBf "questions à la une", dénonçait la chèreté de la vie, tout en posant la question "allons-nous tous devenir pauvre?".
Il est clair, près d'un an après le passage de cette émission, la forte crise économique qui s'ensuivit et annoncée comme étant plus catastrophique que celle de 1929, remet d'actualité les difficultés que nous avons à "joindre le deux bouts".
Le système économique capitaliste arrive à son paroxysme destructeur, les mesures prises par les gouvernements européens pour le maintenir à flots, les plonge plus avant dans l'endettement des finances publiques. Les états n'auront d'autre échappatoire que de faire rembourser ces deniers par une plus forte imposition des travailleurs, un démantèlement plus avancé des services publics par un moindre financement et la progressive disparition de la sécurité sociale.
Dossier à suivre......

Première partie de l'émission:



Deuxième partie de l'émission:



Troisième partie de l'émission:

Vers un "pacte de solidarité entre les générations" bis ? … Ou comment toujours mieux exploiter les travailleurs ……jusqu'à leur dernier souffle!


Vers un "pacte de solidarité entre les générations" bis? … Ou comment toujours mieux exploiter les travailleurs ……jusqu'à leur dernier souffle!

Le mensuel financier "Moneytalk" de mai 2009 contient un article des plus intéressants, faisant état de l'âge réel de la retraite dans certains pays européens. "Les Pays-Bas ont récemment relevé l'âge légal de la pension à 67 ans." …… "La motivation de nos voisins du nord est claire: réduire les coûts liés au vieillissement. Plus les citoyens travaillent longtemps, plus ils versent de cotisations sociales et plus le paiement de leur pension est retardé. Aux USA et en Norvège, l'âge légal de la pension est également de 67 ans. L'Allemagne quand à elle envisage de passer de 65 à 67 ans et la Grande Bretagne à 68 ans. Quid de la Belgique ? L'âge légal de la pension est fixé chez nous à 65 ans (…). Il y a quelques années, des mesures ont été prises dans le cadre du pacte de solidarité entre les générations dans le but de maintenir les belges plus longtemps au boulot, notamment par la limitation de la prépension. Et pourtant, il y a encore du pain sur la planche ! Il s'avère en effet que seuls 35% des belges entre 55 et 64 ans sont encore actifs sur le marché du travail. Il faut donc que davantage de belges de plus de 55 ans continuent à travailler. Ce qui est plus important que l'âge légal de la pension, c'est l'âge réel de la pension, l'âge auquel les travailleurs prennent effectivement leur pension. La plupart de nos concitoyens partent à la retraite lorsqu'ils ont 61 ans." (J.S., Moneytalk mai 2009, page 9)

Ce qui est publié dans ce magazine 'patronal' est le pur reflet de ce qui se trame en coulisses dans les milieux financiers, ......avant d'être mis en pratique par l'application des lois créées par nos responsables politiques.
Il ne fait aucun doute que le départ réel à la retraite à 61 ans sera poussé vers l'âge limite de 65 ans, voire plus si la Belgique s'aligne sur les autres pays cités en exemple à 67 ou 68 ans. Cela se fera en augmentant le pourcentage de travailleurs effectifs de plus de 55 ans.

Le traité de Lisbonne, de 2000, revu et corrigé en 2004, inclut ces exigences. Exigences dictées par les différentes associations et groupes patronaux, au pouvoir politique européen.
A méditer donc, par ceux qui croient encore que l'Europe sociale peut exister dans de telles conditions.

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Le capitalisme nuit gravement à la santé, très gravement même, surtout lorsque l'exploitation des travailleurs se veut maximale par nos décideurs politiques, au service d'un mode économique qui a dépassé ses limites !

Télécharger les propositions concrètes de la FGTB Wallonne en matière de pensions.

mardi 14 avril 2009

NON AU FASCISME EN BELGIQUE !

A quelques semaines des élections régionales et européennes du 7 juin 2009, nous devons prendre conscience du danger et de l'importance que représente l'extrême-droite dans notre pays. Et militons simplement:

CONTRE LE FASCISME EN BELGIQUE !

L'observatoire belge de l'extrême-droite en Belgique vient de publier "L'extrême-droite avant les élections régionales et européennes du 7 juin 2009" de Manuel Abramowicz.



Voir les articles publiés sur ResistanceS.be :


Téléchargez aussi:


.